La gagnante du Prix Européen de l’Eloquence 2016 revient sur son expérience

 

Bonjour Julianna, tu es la gagnante du Prix européen de l’Eloquence 2016. Est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots ?

– Je m’appelle Julianna Révi, je suis hongroise et j’étudie en troisième année de droit à l’université de Strasbourg. J’envisage par la suite de poursuivre mes études en master droit international et européen.

Qu’est-ce qui t’avait donné envie de participer au Prix européen de l’Eloquence ? Comment t’es-tu préparée pour les joutes oratoires ?

– L’année dernière, j’étais membre de l’Association des Etudiants en droit de Strasbourg (AED) et j’ai eu l’opportunité de devenir chargée de la mission Oratio, c’est-à-dire que j’ai participé a l’organisation du concours d’éloquence de la faculté de droit. C’est le responsable de projet Oratio qui m’a parlé du Prix Européen.

La préparation était assez intense, j’ai participé à plusieurs formations, dont une dirigée par Madame Blanche Giraud-Beauregardt, qui est une excellente actrice, et elle m’a beaucoup aidé au niveau des gestes, de l’articulation et de la respiration. Pour me préparer aux questions de jury, j’ai réuni mes amis qui m’ont posé plein de questions concernant mon sujet.

Comment s’est déroulé le Prix pour toi ? Sur quels sujets as-tu débattu ? Quel a été ton meilleur souvenir ?

– Une semaine avant le concours on avait une petite réunion avec les autres participants et les organisateurs, c’était utile afin de nous connaitre un peu. L’événement se déroulait au Conseil de l’Europe, ce qui lui donnait une importance particulière. De plus, le jury était composé de personnes réputées, je me sentais honorée d’être candidate, mais aussi d’avoir l’occasion de débattre sur les sujets européens.

Il y avait trois joutes, j’étais dans la dernière, dont le sujet était « L’Europe nous fait-elle toujours rêver ? ». Je devais défendre le côté affirmatif. Mon passé de musicienne m’a permis de ne pas être nerveuse face au public, j’étais détendue et je garde de très bons souvenirs. Par ailleurs, j’étais plutôt à l’aise avec le sujet puisque je suis une européenne convaincue. En tant qu’hongroise, je ne peux qu’apprécier le fait de vivre dans une Europe unie, ce qui n’était pas le cas à l’époque de mes parents, qui ne pouvaient pas voyager comme ils le souhaitaient.

Est-ce que tu conseillerais à d’autres étudiants francophones de participer au Prix européen de l’Eloquence ? Quels conseils pourrais-tu donner à un étudiant/ une étudiante qui souhaite candidater pour participer à la compétition ?

– Mon interlocutrice au Conseil de l’Europe m’a justement demandé de chercher des étudiants francophones et de les convaincre de participer. Je ne peux que leur conseiller d’essayer, dans la plupart des métiers il est indispensable de savoir bien parler, pour présenter un projet ou défendre ses intérêts par exemple. Par ailleurs, le concours permet de gagner en assurance.

Je conseille de s’entraîner avec des amis, avec la famille. Je me suis même filmée plusieurs fois pour voir les faiblesses de mon discours. Il faut se préparer mais, je pense que le plus important est de croire en ce que l’on dit, d’assumer ses idées et de les porter avec confiance. Enfin, il faut garder à l’esprit le côté ludique et divertissant du concours, il ne faut pas oublier de s’amuser.

Est-ce que tu as déjà réalisé ton stage au Conseil de l’Europe ?

– Je n’ai pas encore fait mon stage car j’attends d’être plus avancée dans mes études. C’est lors des années de master, au moment de la spécialisation, que j’aimerais le réaliser.

Avec le recul, en quoi est-ce que tu penses que ta participation au Prix européen de l’Eloquence a été bénéfique pour toi ?

– Evidement c’était très utile. Avec mon association, j’avais pu organiser un concours d’éloquence, et avec le Prix Européen, je me suis retrouvée de l’autre côté, en tant que candidate. J’ai donc appris, en un an, comment organiser mais aussi participer à ce genre d’évènement. J’ai réalisé qu’avec des efforts et de la détermination, il n’y a rien d’impossible.

La participation au Prix Européen d’Eloquence m’a confirmé dans ma volonté d’étudier, voire de travailler autour des problématiques européennes. Enfin, J’ai rencontré une véritable jeunesse européenne, déterminée et ambitieuse, qui m’a invité à participer à différents projets comme un web documentaire fait par l’association Génération UE des étudiants de l’institut des études politiques. Quand j’ai l’occasion, j’aime participer aux festivals ou débats internationaux comme le Forum de la Démocratie, au Conseil de l’Europe, ou le festival qui commémore le 25e anniversaire du Traité de Maastricht qui se déroule début février.